Avoir l’envie de faire quelque chose des combles perdus est une excellente idée à de multiples titres. Non seulement vous gagnez en confort de vie intérieure mais, dans le même temps, vous donnez davantage de valeur à votre habitation. Cependant aménager ses combles ne doit pas être pris à la légère. Voici quelques conseils à prendre absolument en considération avant de démarrer tout chantier.

Bien définir le projet et sa faisabilité

Dans le monde des travaux, on a coutume de dire que tout est réalisable surtout si on y met le prix. Bien entendu, votre optique se situe plutôt davantage dans un compromis entre la qualité et un budget maîtrisé. Pour cela, vous allez devoir définir précisément les contours de votre projet. Commencez par fixer des priorités. Évaluez la difficulté des travaux pour déterminer si vous allez devoir avoir recours à des entreprises spécialisées et, dans ce cas, débutez vos démarches auprès d’elles.

La configuration de vos combles influencera grandement l’importance du budget nécessaire aux travaux. En effet, un espace sous toit trop exigu exigera des travaux bien plus importants nécessitant l’intervention de professionnels comme l’abaissement du plancher ou encore la modification de la charpente. Prenez également en considération l’âge de cette dernière et son état général. Une restauration devra, peut-être, être aussi envisagée en cas de signe de faiblesse. Pour en savoir davantage à propos des options possibles pour un aménagement des combles, consultez les nombreux sites et les forums sur internet qui vous détailleront toutes les solutions techniques qui s’offrent à vous en fonction de vos envies.

L’importance d’une bonne isolation

Comme pour n’importe quelle autre pièce de la maison, il est primordial de penser à l’isolation des combles aménagés. Celle-ci doit être à la fois thermique et phonique et doit concerner en priorité le plancher et la toiture. En effet, la chaleur s’y concentre durant la saison chaude et le bruit de vos pas risque d’être entendu dans les pièces du dessous en cas d’isolation défaillante. Vous avez le choix des matériaux (laine de roche ou de verre, voire des produits naturels tel le chanvre, le lin et le coco) mais également du type de pose (par l’intérieur ou par l’extérieur). N’hésitez pas à prendre conseil auprès d’un professionnel qualifié qui vous aidera à effectuer le meilleur choix en fonction de la configuration de votre habitation et de votre budget.

Ensuite, vous allez devoir prendre en compte le mode de chauffage afin de garantir un confort optimal même durant l’hiver. Pour ce type de pièce, située en hauteur et généralement petite, un chauffage électrique suffira amplement si votre pièce est correctement isolée. Certains nouveaux modèles se montrent performants tout en étant peu consommateurs en énergie. Petite astuce si vous n’avez pas l’intention d’occuper fréquemment la pièce sous les combles. Installez un tableau électrique secondaire pour raccorder le dispositif de chauffage. Vous limiterez ainsi grandement les risques de court-circuit et les départs éventuels d’incendie dans une pièce peu fréquentée. Dans le cas contraire, vous pourrez, bien évidemment, le brancher directement au tableau électrique de votre maison. Pensez tout de même à vous assurer de sa capacité de puissance encore disponible !

Pensez à l’éclairage et à l’aération

Dans l’élaboration de votre projet, il est également essentiel de réfléchir à l’installation d’ouvertures. Elles présentent en effet le double avantage de laisser entrer la lumière naturelle du soleil et de permettre l’aération de la pièce. Pour compléter le dispositif d’aération, il convient bien sûr de mettre en place un système de ventilation via une VMC. Son rôle sera de lutter contre la condensation et les microbes se plaisant les milieux humides.

Pour vos ouvertures, préférez les fenêtres de toit (de type Vélux par exemple) aux lucarnes. Les premières laissent pénétrer bien mieux la lumière du jour et sont, de plus, facilement ouvrables.

Renseignez-vous au sujet des aides d’État

Rénover les combles de son habitation correspond en tout point aux travaux éligibles aux aides d’État. Ce type d’ouvrage s’inscrit pleinement dans le cadre défini par le projet de loi relatif à la transition énergétique et à la rénovation de l’habitat. Vous pouvez ainsi avoir accès à des aides financières ou à des exonérations fiscales. Pour donner vous donner quelques exemples, l’une des plus connues de ces subventions se nomme l’éco-prêt à taux zéro. Comme son nom le laisse à penser, elle permet d’emprunter sans intérêt une somme pouvant aller jusqu’à 30 000 €. L’un des derniers dispositifs mis en place, le Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique donne droit, lui, à une réduction du montant de vos impôts jusqu’à 4 800 €.

Attention, la plupart de ses aides sont disponibles sous conditions. Ainsi, vos revenus doivent être notamment pris en compte. Pour savoir si vous êtes éligibles à ces aides, prenez contact avec les représentants du ministère du Logement présents sur l’ensemble du territoire.

Enfin, vous devez savoir qu’un aménagement des combles correspond d’un point de vue administratif à la création d’une pièce dans votre logement. Dans certains cas, il convient donc d’effectuer des déclarations légales auprès des services compétents. Ainsi, la création d’une surface de 5 m² est exonérée de démarche s’il n’y a pas la moindre modification visible depuis l’extérieur. Si cette dernière condition est encore respectée, la création d’une pièce de 20 m² ne nécessitera qu’une simple déclaration préalable de travaux. Enfin, pour une surface plus grande ou si l’extérieur de votre maison est modifiée, alors un permis de construire sera obligatoire pour débuter le chantier.

Pour conclure sur le chapitre purement légal, vous devez également savoir que tout travaux d’agrandissement portant la surface totale de l’habitation à plus de 150 m² devra être obligatoirement réalisé avec le concours d’un architecte diplômé d’État sous peine de non conformité.